Renaissance Et Baroque À Aix-En-Provence : Recherches Sur La Culture Architecturale Dans Le Midi De La France… par Bertrand Jestaz

Art et artistes en France de la Renaissance à la Révolution
par Bertrand Jestaz

Le recours aux archives et aux sources narratives est le trait commun des etudes publiees dans ce volume consacre a l’art en France du XVIe au XVIIIe siecle, mais la similitude de la demarche ne signifie pas uniformite des approches. Les divers champs de la creation artistique sont ici scrutes avec des optiques differentes, qui varient en fonction du sujet et de la problematique envisagee, d’ou des resultats egalement varies. Tous les arts en beneficient: l’architecture, avec des apercus nouveaux sur la marche des chantiers au debut du XVIe siecle, ou une chronologie rigoureuse des transformations du Louvre sous l’autorite de Mazarin; la sculpture, avec une nouvelle appreciation de l’activite de Cellini en France et de ses rapports avec Francois Ier, ou encore l’interpretation d’une grande commande de statues a Aix-en-Provence et de ses vissicitudes a la fin de l’Ancien Regime; la peinture, avec un recensement complet des portraits de notables aixois dus a Hyacinthe Rigaud; l’orfevrerie, avec la decouverte d’un Italien qui introduisit le damasquinage a Paris sous Francois Ier, et l’illustration d’un grand maitre du temps de Louis XIV, Claude Ballin. Autant de sujets, autant de documents nouveaux ou de textes reinterpretes, autant d’oeuvres ou de figures eclairees d’un jour nouveau.”

Pierre Puget architecte
par Jean-Marc Chancel

Un numéro consacré à l’oeuvre de Pierre Puget, architecte et peintre français (1620-1694) : le projet de place Royale pour Marseille, les projets d’arsenaux pour Toulon (1671 et 1676), le projet d’agrandissement de Marseille et de reconstruction de Londres après 1666, la Vieille Charité de Marseille …

Le prince et les arts XIVe – XVIIIe siècle
par Olivier Chaline, Philippe Jansen, Jérémie Koering

Une équipe de spécialistes présentent les rapports entre art et pouvoir au Moyen Age et à la Renaissance (XIVe-XVIIIe siècle) à travers des textes commentés. Question au programme de la nouvelle formule du Capes.

Architectures comtoises de la Renaissance, 1525-1636
par Jean-Pierre Jacquemart

Architectures comtoises de la Renaissance propose la première vue d’ensemble sur la construction dans l’ancien Comté de Bourgogne, de 1525 à 1636. Pendant cette longue période, décalée d’une génération par rapport à l’histoire française, un riche patrimoine s’est constitué, de Besançon à Champlitte et de Luxeuil à Dole. Peu marquée par les guerres de religion ou les conflits européens, la Franche-Comté peut s’enorgueillir aujourd’hui de se placer parmi les premières régions de France dans le domaine architectural de la Renaissance. Le palais Granvelle de Besançon et l’Hôtel-Dieu de Dole marquèrent le début et la fin de ” l’âge d’or ” comtois. Au milieu de cette ère de prospérité, la lente évolution vers le classicisme fut un instant troublée par le Graylois Hugues Sambin, ” architecteur ” de Dijon, qui laissa deux œuvres maniéristes à l’ornementation fastueuse, le couronnement du clocher de Dole, unique en France, malgré sa chute partielle en 1636, et le Palais de justice de Besançon. Après son passage, une nouvelle génération consacra le retour à l’équilibre, à la solidité des formes. Ainsi, au fil des décennies, l’art de la cour des Flandres, initié par les Carondelet et les Granvelle, s’effaça, estompé par l’apparition et l’affirmation d’une architecture typiquement comtoise, préfiguration du Siècle des Lumières. Après l’étude des courants artistiques et l’évocation des acteurs de la construction – commanditaires, artistes ou artisans – l’ouvrage, élaboré à partir de documents le plus souvent inédits, présente transcriptions de textes, sources manuscrites, bibliographie, cartes, inventaire détaillé des œuvres accompagné de photographies, plans et élévations issus des archives, glossaire et index nominum.

André Campra
par Jean Duron

André Campra témoigne, par son oeuvre, du profond changement de goût qui s’opéra à Paris à la fin du XVII siècle. Voici donc un artiste provençal, élevé dans la plus pure tradition de la musique d’Église à Aix-en-Provence, maître de chapelle à Mes puis Toulouse, qui parvient à s’imposer à 34 ans dans un Paris résolument tourné jusque-là vers les musiciens du Nord. Un inconnu, somme toute, que les institutions parisiennes n’hésitent pourtant pas à accueillir : Notre-Dame de Paris, les Jésuites. L’imprimeur Ballard publie aussitôt son premier livre de motet (1695), crée même, pour lui, une nouvelle collection ; les princes lui commandent des divertissements, l’Opéra enfin parie sur la réussite d’un genre nouveau qu’il impose, l’opéra-ballet (L’Europe galante, 1697). Mais ce ne fut qu’en 1722 que la Cour lui offrit une charge à sa mesure. Ce succès impressionnant, immédiat à la Ville, n’a pu se faire sans l’appui de puissants, Provençaux, mais aussi sans l’envie des Parisiens de découvrir d’autres manières de faire et penser la musique, la peinture, le fait religieux… Campra répond ainsi, pour la musique, à une société en profonde mutation, curieuse d’étrangetés, se délectant de ces sons venus d’ailleurs, presque des parfums d’Italie.

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