On Ne Rentrera Plus Jamais Che par Frédéric Faux

Les derniers jours de Che Guevara
par Frédéric Faux

Le 9 octobre 1967, Ernesto « Che » Guevara était exécuté dans le hameau bolivien de La Higuera, après un an d’une impossible guérilla. Jeune routard argentin, en vadrouille de la Patagonie à la jungle mexicaine, Guevara est entré dans l’Histoire à Cuba, où il combattit comme guérillero aux côtés de Castro, avant de devenir son ministre. Mais c’est en Bolivie que l’homme est devenu un mythe. Pendant près d’un an, à la tête d’une quarantaine d’hommes, sans aucun soutien extérieur, le Che va tenter de mettre le feu à l’Amérique latine – et tenir la planète en haleine. Pour faire revivre cette épopée, Frédéric Faux s’est appuyé sur les écrits des guérilleros, dont le célèbre Journal de Bolivie du Che. Mais surtout, il s’est rendu dans la zone de combat, jusque dans les villages les plus reculés, pour rencontrer les derniers témoins et les guévaristes d’aujourd’hui, qui empruntent la « route du Che » en treillis et béret étoilé sur la tête. De ce voyage en terre guévariste, il rapporte un récit qui suit au plus près les soubresauts de la guérilla, mais aussi un témoignage sensible et personnel sur les derniers jours du Che et sur la survivance du mythe.

Le panoptique des pauvres
par Anne Brunon-Ernst

Quelles solutions pour mettre au travail les assistés et éradiquer la misère ? Jeremy Bentham (1748-1832) se pose la question, lorsque, à la fin du dix-huitième siècle, une disette en Angleterre fait sombrer les pauvres dans l’indigence. Il propose alors une réforme radicale pour remédier au coût croissant de secours paroissiaux inefficaces. Il veut enfermer les indigents et les faire travailler dans des bâtiments panoptiques assurant une visibilité parfaite de leurs activités. Les dispositifs de contrôle dans et hors du Panoptique des pauvres se déclinent selon sept formes d’autorité, celle du règlement, du regard, du classement, de la parole, de la tradition, de la sanction et de l’éducation. L’autorité panoptique s’exerce donc bien au-delà des pouvoirs du surveillant central. Le Panoptique impose sa domination aux pauvres et aux indigents dans un but : les former ou les réformer… au bonheur !

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