Louis Martin Pere Incomparable par Jean Clapier

Louis et Zélie Martin
par Jean Clapier

Louis (1823-1894) et Zélie (1831-1877) Martin sont avant tout connus comme les parents de la « plus grande sainte des temps modernes », Thérèse de Lisieux. Ce constat ne doit pas occulter la singularité de leur parcours, ni l’originalité de leur message de laïcs chrétiens. Leur vie est le témoignage d’une sainteté au quotidien, réalisée au gré des joies et des peines, des réussites et des épreuves qui sont le lot de toute existence humaine.

Le lecteur reconnaîtra l’étonnante actualité de leur itinéraire : tâtonnements et recherche du sens de leur vocation, mariage tardif, tourments pour l’avenir de leurs enfants, soucis financiers, inquiétudes sur les aléas politiques du pays, cancer du sein pour Zélie, maladie occasionnant de graves troubles mentaux pour Louis en sa vieillesse, qui le contraint à l’internement…

Plus encore, le lecteur décèlera les traits d’un parcours où le dynamisme de la foi et de l’amour a peu à peu attiré et uni deux êtres dans le mystère de l’unique essentiel : être à Dieu au jour le jour.

William Jean Clapier, docteur en théologie, est l’auteur de nombreux articles et publications sur Thérèse de Lisieux.


Des silences sur soi aux dires des sentiments
par Anne-Marie Jovenet

Des enfants « trop silencieux » à l’école, des adultes qui racontent en riant leur souffrance lors d’un changement dans leur vie, des vieux dont l’attitude figée traduit un enfermement dans le silence, pourraient-ils passer du « silence sur soi » aux « dires des sentiments » ? Telle est la thématique dont l’auteur a l’ambition de s’emparer. Ambition, parce qu’embrasser une thématique large n’est pas de bon ton dans le monde scientifique.
Écouter le silence à différents âges de la vie, conduira pourtant l’auteur à une hypothèse tout à fait nouvelle sur la survenue de l’Alzheimer, sur la stigmatisation des élèves dont le silence est tantôt requis, tantôt rejeté, et sur la contrainte que fait peser le courant de la Pensée dite positive à ne laisser voir aucune faiblesse.
À quelles conditions le « dire ses sentiments » peut-il donc, apparaître ? De la réponse à cette question émergent bien des pistes d’action et de prévention pour les professionnels des relations humaines.


Correspondance familiale
par Zélie Martin, Louis Martin

L’intérêt pour les parents de Thérèse de Lisieux ne cesse de croître en France et dans le monde. L’Église se prépare à les déclarer ” bienheureux “, c’est-à-dire à les considérer comme des modèles pour les couples chrétiens. Dés lors, la correspondance de Zélie et Louis Martin devient le miroir de leur charité et de leur attachement indéfectible à Dieu. Les anthropologues se réjouissent du document de grande valeur sur l’histoire des mentalités que représente cette correspondance minutieuse d’une famille au temps de Madame Bovary. La partie la plus importante de cette édition intégrale est constituée des 218 lettres adressées par Zélie à sa famille installée à Alençon. Seulement 16 lettres de Louis Martin ont été retrouvées. Le lecteur découvre à travers cet ensemble exceptionnel la modernité des épreuves qu’a dû affronter le couple Martin : mariage tardif, angoisse pour l’avenir des enfants, soucis économiques, cancer du sein pour Zélie, maladie d’Alzheimer pour Louis. Mais s’y révèlent aussi l’amour fou d’un couple et la passion d’un père et d’une mère pour leurs enfants. ” Le bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre “, écrira Thérèse de Lisieux. L’introduction, les notes et la présentation du texte ont été réalisées par Guy Gaucher, évêque auxiliaire de Bayeux et de Lisieux, et les sceurs du Carmel de Lisieux.

A nos frères
par

Analyse: Publie une lettre diffusée au sein de l’église luthérienne de Strasbourg, en proie aux attaques catholiques. Cette lettre est exemplaire pour les protestants genevois dont la foi fait l’objet d’attaques analogues.

Thérèse au milieu des docteurs
par Centre Notre-Dame de Vie

“Il s’agit, dans cette perspective, de reconnaître à la théologie une capacité d’allier les recherches de l’intelligence et de la raison aux requêtes de l’expérience chrétienne guidée par le foi. Il est clair que tous les écrits de Thérèse font apparaître, avec une simplicité bouleversante, ce grand déploiement théologique et théologal de l’expérience chrétienne de Dieu et de son amour. … C’est une entreprise relativement nouvelle que de lire cette jeune femme comme on lit les écrits des théologiens, et de découvrir en elle une autre manière de faire de la théologie”. Mgr Claude DAGENS (extraits de sa conférence).

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