Les Savoirs Du Quotidien : Transmissions, Appropriations, Représentations par Valérie Haas

Les savoirs du quotidien
par Valérie Haas

Cet ouvrage porte sur l’étude des savoirs du quotidien, leur transmission, ainsi que leur appropriation dans le champ de la psychologie sociale. Questionnant la distinction classique entre pensée experte et pensée profane, il renoue avec l’hypothèse de la polyphasie cognitive, au cœur de la théorie des représentations sociales proposée par Serge Moscovici. Etudiant la manière dont certains savoirs (issus de la santé, de l’école, des médias, de la science) sont à la fois négociés, transmis, appropriés dans des situations d’interaction, il apporte un éclairage novateur sur la diffusion des connaissances, la vulgarisation scientifique et la situation didactique. Les auteurs, psychologues sociaux pour la plupart, basent leurs réflexions sur des méthodologies classiques et sur de longues pratiques de terrain. Tous insistent sur la variabilité des forme d’appropriation des savoirs, la production et la circulation de la connaissance courante et savante, dont l’ouvrage montre un aperçu clair et original.

Les représentations sociales
par

Depuis leur fondation par Serge Moscovici il y a plus de 50 ans, les travaux sur les représentations sociales ont connu un essor mondial dans le champ des sciences humaines et sociales et ont fait l’objet de grands développements théoriques et méthodologiques. Sans toujours être explicitement évoquées, les représentations sociales sont constamment sollicitées lorsqu’il s’agit d’étudier les rapports entretenus par les individus et les groupes à l’égard d’objets se trouvant au coeur de la vie sociale (santé, maladie, environnement, travail, justice, éducation, nouvelles technologies, etc.). Les diverses contributions présentées dans cet ouvrage, regroupées dans trois grandes parties thématiques, démontrent chacune à leur manière l’intérêt d’une approche des objets sociaux par les représentations sociales. Une première partie présente les ramifications de la théorie initiale et leurs grands développements méthodologiques. Une deuxième partie apporte des illustrations de l’application de la théorie des représentations sociales dans des champs relatifs à des questions sociales et sociétales vives. Enfin, une troisième partie fait état des grands développements actuels, laissant entrevoir un avenir des plus riches et des plus stimulants. Chacune de ces parties associe des chapitres extensifs de présentation et un ou plusieurs focus destinés à illustrer ou à mettre synthétiquement en relief un aspect particulier abordé dans le chapitre. Réunissant 85 auteurs de 19 nationalités différentes, ce volume constitue un ouvrage de référence sur les représentations sociales.

Représentations sociales et mondes de vie
par Denise Jodelet

Cet ouvrage, édité par Nikos Kalampalikis, réunit, pour la première fois, certains des principaux écrits de Denise Jodelet qui est, depuis la création du Laboratoire de psychologie sociale de l’Ehess en 1965 par Serge Moscovici, une référence incontournable dans le champ des représentations sociales. La particularité de ce livre est de donner un aperçu des développements d’une pratique de recherche empirique et réflexive qui, menée depuis trente ans, a ouvert des perspectives nouvelles dans l’examen de questions sensibles de notre monde, intéressant directement la psychologie sociale.
On y découvre une contribution originale sur les phénomènes représentatifs examinés de plusieurs points de vue. Sous l’angle épistémologique, dans leur relation avec les apports des sciences sociales. Sous l’angle de leur caractère social, dans l’analyse des processus sociocognitifs intervenant dans leur construction. Sous l’angle de leur pertinence sociale, dans la compréhension des processus symboliques liés aux appartenances sociales et au devenir commun à des individus et des collectifs historiquement et culturellement situés. Sous l’angle de l’application, dans l’examen de problématiques concernant la mémoire, l’urbain, la santé, le corps, le genre, l’environnement. Sous l’angle des propositions pour des recherches futures, dans l’exploration de dimensions psychologiques encore peu considérées par les études sur les représentations sociales : l’alterité, l’expérience, la subjectivité, l’imaginaire, l’affectivité et les émotions.

Ce livre constitue la première parution de la collection « Psychologie du social » qui sera dévolue à la diffusion de travaux contemporains en psychologie sociale sociétale.

Denise Jodelet est Directeur d’Études émérite à l’Ehess où elle a dirigé le Laboratoire de psychologie sociale. Son oeuvre explore de manière unique la dynamique de la pensée sociale et jouit d’une forte reconnaissance internationale, notamment en Europe et en Amérique latine.

Nikos Kalampalikis est Professeur à l’Université Lyon 2, directeur du laboratoire GRePS (EA 4163) et membre du comité directeur du réseau international REMOSCO à la Fondation Maison des sciences de l’homme.


Nouvelles coopérations réflexives en santé
par Emmanuelle Jouet, Olivier Las Vergnas, Elisabeth Noël-Hureaux

 Les champs de la recherche, de la pédagogie et de la thérapeutique médicales sont aujourd’hui bouleversés par la volonté de prendre au mieux en compte la réflexivité de tous les protagonistes. Associant chercheurs, malades et professionnels de la santé, cet ouvrage analyse des partenariats inédits de soins, de formation et de recherche qui en découlent en Europe, au Québec et au Brésil. Il fournit un point d’étape des nouvelles mobilisations de la réflexivité des malades et des soignants et de leurs effets, observant tant le déploiement de figures formalisées de représentants des usagers, patients experts, patients formateurs et patients co-chercheurs, que celui des premières promotions de docteurs en sciences infirmières. Deux conclusions s’en dégagent : d’une part la progression de la prise en compte des savoirs des malades métamorphose les notions d’éducation thérapeutique et de démocratie sanitaire et questionne la formation des médecins et soignants ; d’autre part la construction d’enseignements universitaires des sciences infirmières oblige à la formalisation d’un modèle encore implicite de formation par la recherche. Plus généralement, dès lors que soigner ou maintenir en bonne santé est pensé comme un ensemble de coopérations entre personnes capables de réfléchir et disposant de leur libre arbitre, la valorisation de la réflexivité de tous devient essentielle.


Éducation à la santé et prévention
par Frank Pizon

 Représentations sociales, croyances, valeurs, connaissances sont autant de termes qui cohabitent pour décrire la façon dont les bénéficiaires d’actions de prévention perçoivent leur santé. Éducation à la santé et prévention analyse et interroge ces concepts afin d’envisager des pistes renouvelées de théorisation des conceptions en santé.

Sur le plan méthodologique, cette théorisation est mise en perspective avec la conception d’outils et de dispositifs de prévention. L’usage de corpus de photographies est de ce point de vue particulièrement porteur de sens.

Cet ouvrage offre des perspectives formatives en délimitant des points de vigilance en formation, mais surtout un balisage de contenus instructifs propices au développement d’une pédagogie explicite en santé dans le but d’agir plus efficacement en prévention. Un modèle d’indexation des situations intégrant l’idée d’un parcours éducatif et de soin est également proposé.


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