Les Relevés Des Mosaïques De La Grande Mosquée De Damas par Loreline Simonis, Musée du Louvre. Département des arts de l’Islam

Les relevés des mosaïques de la grande mosquée de Damas
par Loreline Simonis, Musée du Louvre. Département des arts de l’Islam

Depuis sa construction, sous le règne du calife al-Walid, la mosquée des Umayyades de Damas a subi de nombreuses destructions, et l’on pensait le magnifique décor de mosaïque qui ornait la totalité de ses murs perdu à jamais. Curieusement, en 1893, c’est un nouvel incendie qui insinua le doute dans les esprits résignés des archéologues : l’épais enduit qui couvrait les murs se fissura, faisant apparaître quelques tesselles de verre… Durant l’été 1928, huit cent soixante-quinze mètres carrés de mosaïques furent ainsi mis au jour dans la cour de la première mosquée conservée du monde islamique. Des copies grandeur nature reproduisant fidèlement les couleurs vives et les effets de matière des mosaïques furent commandées. Neuf relevés seulement furent exécutés, au sein d’un projet sans doute plus ambitieux. Tombés dans l’oubli après la Seconde Guerre mondiale, ces relevés – unique témoignage en couleurs de l’état originel des mosaïques de Damas – ont été redécouverts et restaurés. Ils sont pour la première fois présentés dans les nouveaux espaces du département des Arts de l’Islam du Louvre.

Album Les arts de l’Islam au musée du Louvre
par Collectif

Présentation synthétique, à travers les principaux chefs d’œuvre du nouveau département des arts de l’islam au Louvre. En 2003, le musée du Louvre a créé un département consacré aux arts de l’Islam. Dotée de plus de 14 000 objets et complétée admirablement par les 3 500 œuvres déposées par le musée des Arts décoratifs – dont beaucoup sont inédites –, la collection du musée témoigne de la richesse et de la diversité des créations artistiques des terres de l’Islam. Trois mille œuvres de cette collection, des plus riche et des plus belle du monde dans ce domaine, sont exposées depuis septembre 2012 dans de nouveaux espaces qui viennent s’insérer délicatement entre les façades restaurées de la cour Visconti. Le projet des architectes Rudy Ricciotti et Mario Bellini représente le plus grand chantier au musée depuis les travaux du Grand Louvre et le visiteur peut dorénavant admirer cet écrin surmonté par une « aile de libellule », une couverture de verre, dorée et tissée par un fin réseau métallique ondulant. Ces nouvelles salles offrent un espace ouvert sur deux niveaux ; le parcours muséographique permet le large déploiement d’œuvres issues de 1300 ans d’histoire et d’un territoire couvrant trois continents, de l’Espagne jusqu’à l’Inde du Nord. En coédition avec le musée du Louvre.

L’Express
par

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