Les Notions Clés De L’ethnologie – 4E Éd. – Analyses Et Textes par Richard Pottier, Olivier Leservoisier, Marie-Odile Géraud

Les notions clés de l’ethnologie – 4e éd.
par Richard Pottier, Olivier Leservoisier, Marie-Odile Géraud

Devenu référence incontournable de l’entrée dans la discipline, ce manuel d’initiation à l’ethnologie présente ses méthodes et concepts fondamentaux ainsi que ses principaux paradigmes – de l’évolutionnisme au structuralisme – et ses grands domaines de recherche – parenté, économie, politique, religion… Chacune de ces contributions est présentée de manière synthétique et illustrée d’extraits de l’oeuvre des auteurs les plus marquants de l’anthropologie française, britannique, américaine ou allemande, depuis les pères fondateurs (Morgan, Tylor, Boas ou Mauss) jusqu’aux contemporains (Lévi-Strauss, Balandier, Sahlins ou Geertz).
Véritable instrument pédagogique, cet ouvrage, réactualisé dans cette quatrième édition, prépare l’étudiant à une lecture critique des œuvres, tout en laissant entrevoir la complexité des débats et des controverses qui ont alimenté l’histoire de cette discipline.

Sociologie de la santé
par Danièle Carricaburu, Marie Ménoret

Les questions de la maladie et de la santé sont parmi les plus vives aujourd’hui. Elles se posent au croisement des préoccupations individuelles et d’un débat public qui, outre une remontée assez faible des points de vue exprimés par les « clients » du système de soin, ne tend que trop à s’enclore dans des cadres soit biologiques et techniques, soit politiques et gestionnaires. Alors même que le système de santé est appelé à évoluer, il est essentiel, à l’appui des décisions à venir, de clarifer les diverses dimensions et implications sociales de ces questions majeures.

C’est ce à quoi s’emploie, avec une ampleur inédite, le présent ouvrage. S’appuyant sur une très vaste littérature, principalement anglo-saxonne et française, il propose une lecture sociologique particulièrement éclairante, structurée autour de trois grands thèmes (institutions, professions, maladies) et fournit tout l’outillage conceptuel prescrit pour penser le lourd et complexe processus de médicalisation à l’oeuvre dans nos sociétés.

Cette synthèse critique remet aussi en perspective le rôle des divers acteurs médicaux et paramédicaux ainsi que celui des nouveaux protagonistes apparus dans l’arène sociale de la santé – qu’ils soient issus du monde politique, du journalisme ou de l’univers associatif.

Cet ouvrage constituera une référence, un outil de travail et un support de réflexion pour les universitaires (enseignants, chercheurs et étudiants en sciences sociales et en médecine) comme pour l’ensemble du public soucieux d’affronter en connaissance de cause les mutations du monde de la médecine, de la maladie et de la santé.

Danièle Carricaburu, Maître de Conférences en Sociologie à l’Université de Rouen, est chercheure au GRIS/Rouen et chercheure associée au CERMES/Paris.

Marie Ménoret, Maître de Conférences en sociologie à l’Université de Caen, est chercheure en délégation au CNRS, et affiliée au CERMES (EHESS, INSERM, CNRS).

L’institution hospitalière. Les fonctions sociales de l’institution hospitalière. L’hôpital comme organisation. L’activité médicale : des professionnels et des patients. Le médecin : contrôleur social ou entrepreneur moral. Au-delà des médecins : les autres groupes professionnels du monde médical. Sociologie de l’activité médicale : des médecins et des patients. Malades et maladie. Maladies chroniques et normalisation. Vivre avec une maladie chronique. Le sida dans l’espace public. La recomposition du monde de la santé. Déchiffrer la santé. Action collective et santé. À nouvelles techniques, nouvelles critiques ?


Sociologie des mobilités
par John Urry

Voici un manifeste pour une sociologie des mobilités. Selon son auteur, tout un ensemble de transformations – rassemblées sous la notion de mobilité – a fini par dépouiller de leur pertinence l’image de la société et les modèles d’analyse construits par les fondateurs de la sociologie. L’ambition n’est donc pas mince : il s’agit pour Urry de rien moins que de tourner la page de la sociologie de Durkheim, Marx ou Weber, à travers une reformulation des objets, méthodes et questionnements de la discipline propres à assurer son emprise sur le XXIe siècle.

Urry propose essentiellement deux ruptures. La première consiste à laisser de côté la société pensée comme ordre, structure, reproduction, de la société au sein de l’État nation, au profit du mouvement, de l’ordre toujours contingent et du chaos de sociétés complexes enchevêtrées à une échelle toujours plus mondialisée ; aux sociétés formées dans le temps et analysables en termes de genre, d’ethnie ou de classe tendent à ainsi se substituer des groupes fondés sur « des modes de voyager et d’habiter ».La seconde consiste à élargir le champ du social afin de prendre en compte les objets et les perceptions des sens comme des faits sociaux. Les flux divers et accélérés d’images, de normes, d’objets, de personnes transforment les conditions de l’action collective ; le regard et les pratiques de l’environnement annulent la capacité d’orientation de la société par l’État.

Ce livre décapant propose une sociologie « au-delà de la société » qui s’intéresse aux « transformations matérielles » en passe de refaçonner le « social ». Nos voyages imaginaires, la transmission des images et de l’information, les méandres du virtuel comme les déplacements physiques sont en train de reconstruire, matériellement, le « social comme société » en « social comme mobilité ». Les processus de mondialisation redessinent l’expérience sociale contemporaine.

John Urry est, à l’égal de A. Giddens et B.Turner, un auteur majeur de la sociologie britannique contemporaine. Professeur à l’université de Lancaster, il a mené de nombreux travaux sur le genre, les médias, la consommation, la culture, les nouveaux services de l’économie, la globalisation, publiant notamment Social relations and spatial structures (1985), Disorganised capitalism (avec Scott Lash, 1987), Economies of signs and space (avec Scott Lash, 1994). Sociology Beyond Societies : Mobilities for the Twenty-First Century, dont est proposée ici la traduction, a été publié en 2000.

Cet ouvrage est paru grâce à l’aimable concours de l’Institut de la Ville en Mouvement PSA Peugeot-Citroën.

Ouvrage traduit par Noël Burch.

Sociétés. « There is no such thing as society ». Mondialisation non humaine. De nouvelles règles de méthode sociologique. Métaphores. Métaphores de mobilité. Métaphores du global. Globes et sphères. Voyager. Le « voyager » du corps. Les mobilités d’objets. Mobilités imaginées. Le voyage virtuel. Les sens. Vue. Odorat, ouïe, toucher. Temporalités. Temps social et temps vécu. Temps naturel et temps sociaux. Le temps instantané. L’habiter. Sentiments locaux d’appartenance. Le Bund. Patrimoine, nation et diaspora. Citoyennetés. Débats sur la citoyenneté. Citoyenneté et environnement. Citoyens globaux. Sociologies. Jardiniers et gardes-chasse. Sociétés civiles mobiles. Réguler les mobilités. Natures mobiles. Mobilités complexes.


Le musée de société
par Noémie Drouguet

Tandis que la plupart des musées d’ethnographie régionale conçus sur un modèle classique peinent à toucher leurs visiteurs, et que les musées locaux se multiplient, un nouveau modèle est en train d’émerger : le musée dit « de société » ou « de civilisation ».
Cette « catégorie » de musées offre de multiples visages – de la collection thématique au musée national, du musée de plein air aux musées sans objets – et une complexité passionnante à explorer : enjeux politiques, problématique identitaire, rapports affectifs avec la mémoire, statut du patrimoine ethnologique, professionnalisation au détriment du « charme » que certains apprécient…
Comment ces musées se sont-ils constitués ? Quelles en sont les spécificités ? Comment répondent-ils aux problématiques contemporaines ? Quels publics peuvent-ils toucher ?
Cet ouvrage, première grande synthèse sur le sujet, vient faire le point sur ces institutions, interroger leur devenir dans la société mondialisée et multiculturelle d’aujourd’hui et montrer également que l’approche « de société » ne s’applique pas à une discipline mais concerne tous les types de musées.


Aperçus de civilisation chinoise
par

Comment approcher une civilisation sans porter son regard sur différents aspects de son expression ? Comment pénétrer le secret d’une langue sans connaître le milieu qui la porte ? ” La vraie connaissance d’une langue n’est pas simplement la traduction de termes, c’est aussi entendre l’autre dans la densité humaine de sa culture “, écrit Elisabeth Rochat de la Vallée dans l’introduction de ces Aperçus de civilisation chinoise. Cet ensemble de dossiers et bibliographies apparaît donc indispensable pour connaître les grandes dimensions de la civilisation traditionnelle chinoise (Yijing, Confucianisme…), offrir des outils pratiques (des cartes…), compléter par des illustrations ce que les définitions peuvent difficilement décrire (les armes anciennes…) et proposer un développement original sur un sujet peu traité en langue française les noms de parenté…). ” Vingt-cinq facettes s’offrent au regard de qui s’intéresse à l’âme de la Chine, se succédant et se répondant comme les images chatoyantes d’un kaléidoscope. “

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