L’emotion Du Paysage : Ouverture Et Dévastation par Aurélie Gendrat-Claudel

Le paysage, “fenêtre ouverte” sur le roman
par Aurélie Gendrat-Claudel

” Chaque fois que j’ai essayé de décrire un paysage, la méthode à suivre dans la description est devenue aussi importante que le paysage décrit “. Par ces mots, Italo Calvino invite à s’intéresser au paysage non pas comme référent de la description, mais comme pure élaboration littéraire. Le présent ouvrage s’efforce d’explorer cette possibilité, en s’attachant à un moment historique précis, celui de la difficile émergence du roman en Italie dans la première moitié du XIXe siècle : après avoir retracé les enjeux théoriques et historiques d’une recherche sur les descriptions de paysage, l’analyse s’applique à quatre ” cas d’étude ” (Dernières lettres de Jacopo Ortis de Foscolo, Les Fiancés de Manzoni, Fidélité de Tommaseo et Mémoires d’un Italien de Nievo), qui constituent le canon romanesque de la saison romantique. En croisant un objet au statut complexe (le paysage), un problème poétique (la description), un genre (le roman) et un moment historique (la naissance du roman moderne en Italie), cet essai voudrait montrer comment les descriptions de paysages, souvent destinées à être isolées de l’œuvre pour les besoins des anthologies, doivent bien plutôt être rendues à un vaste environnement narratif : oscillant entre saturation symbolique, suspension de l’intrigue, prouesse stylistique ou encore recherche ornementale, elles contiennent de véritables programmes poétiques, qui offrent peut-être au roman sa meilleure garantie de légitimité.

Sciences du paysage
par Pierre Donadieu

La 4e de couv. indique : “De quelles sciences les paysages – les perceptions d’un espace matériel – peuvent-ils être l’objet ? Quels sont les rôles des paysagistes et des professionnels du paysage aujourd’hui et demain par rapport aux domaines professionnels et scientifiques voisins et souvent concurrents ? Pour répondre à ces questions, entre autres, cet ouvrage de synthèse traverse une grande partie des savoirs sur les pensées et les pratiques des professionnels des paysages et des jardins. Il développe l’idée que les sociétés contemporaines ont la possibilité de penser localement et globalement leurs relations souhaitées à l’espace et à la nature. Cet ouvrage appréhende le domaine des sciences du paysage et du jardin à travers ses différentes composantes : architecturale, urbanistique, écologique, géographique, historique, agronomique, horticole, économique et finalement politique. L’auteur, enseignant-chercheur, s’appuie sur les principales connaissances théoriques et pratiques utiles à la formation des paysagistes et des professionnels du paysage : celles qui permettent de comprendre pourquoi et comment les idées de paysage et de jardin fondent les façons de voir le monde, de le déconstruire et de le reconstruire. Ce livre s’adresse aux formateurs des paysagistes et des professionnels du paysage autant qu’aux étudiants, aux niveaux doctorat, master ou licence, ainsi qu’aux géographes, historiens, juristes, écologues, botanistes, agronomes, urbanistes, architectes, philosophes et sociologues concernées par la notion de paysage.”

Après coup, l’invention de l’origine
par Pascale Borrel, Sandrine Ferret

Après coup : l’invention de l’origine L'” origine ” serait une construction a posteriori, une découverte ou une création résultant d’un examen rétrospectif suivant l’acception freudienne de l’ ” après-coup “. Risquons l’hypothèse que ce processus concerne également la pratique artistique. Celle-ci, tout à la fois prospective et fondatrice d’elle-même. invente, en sa rythmique et son économie spécifiques, ce qui la génère. Les actes du colloque qui s’est tenu en novembre 2002 à l’université Rennes 2-Haute Bretagne reflètent la diversité des approches esthétiques et des questions plastiques qu’induit cette notion dans le travail artistique.

L’esthétique traversée
par Jacinto Lageira

L'” inconscient de l’œuvre “, le ” signe pictural “, la ” chair de l’œuvre” : autant de formules qui font désormais partie du vocabulaire esthétique.C’est que la psychanalyse, la sémiotique et la phénoménologie, nées presque simultanément, auront profondément marqué le XXe siècle et radicalement transformé les approches de l’esthétique, de la critique et de l’histoire de l’art, au point qu’il est aujourd’hui difficile de mener un propos théorique dans le domaine des arts sans s’y référer. Nul doute que ces disciplines apportent des éclairages fondamentaux, même si elles ont davantage traversé l’esthétique que renouvelé ses questionnements. Revisiter ces théories en partant de l’esthétique, confronter leurs principaux enjeux respectifs, comprendre leur incidence théorique et en faire la critique du point de vue de l’esthétique, tel est le programme de cet ouvrage.

L’an passé à Jérusalem
par Daniel Vander Gucht

L’An passé à Jérusalem est le journal de bord tenu à Jérusalem par un Juif européen qui effectua quatre longs séjours en Israël et en Palestine, de l’été 2004 jusqu’à la veille du retrait israélien de la bande de Gaza, à l’été 2005, soit une année durant. Convaincu que l’intérêt de ce journal tient moins à l’originalité de ses propos qu’à la vérité subjective et partiale de cette rencontre, longtemps différée car tant redoutée, avec la société israélienne, l’auteur a choisi de ne rien gommer de ce témoignage brut de la mise à l’épreuve d’une réalité âpre, complexe et à maints égards paradoxale. Il entend susciter un salutaire débat contradictoire et faire entendre ces voix – souvent israéliennes, du reste – que l’on prétend trop facilement dissidentes pour mieux les réduire au silence.

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