L’art Pour Tous, Encyclopédie De L’art Industriel Et Décoratif. N° 195. Contient Quatre Gravures En Noir Et Blanc… par Arthur Regnault, Jean-Yves Andrieux, Archives départementales de l’Ille-et-Vilaine

Arthur Regnault, architecte, 1839-1932
par Arthur Regnault, Jean-Yves Andrieux, Archives départementales de l’Ille-et-Vilaine

Arthur Regnault est né en 1839, à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), d’une famille très religieuse. Il meurt à Rennes, en 1932. Elève brillant, il sort ingénieur diplômé de l’Ecole centrale, à 20 ans. En 1861, il est admis à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, puis entreprend une grande tournée en Italie et enchaîne les voyages en France qui montrent un tropisme exacerbé pour l’art sacré. Il s’installe à Rennes en 1866 pour une carrière qui dure plus de soixante ans. Il édifie plusieurs hôtels particuliers, dans la ville, diverses demeures de campagne (château-Létard, à Saint-Erblon) et une multitude de petits bâtiments (presbytères, écoles). Mais l’essentiel de son oeuvre s’inscrit dans l’effort de reconquête de l’Église de France, sous le Concordat. Arthur Regnault construit de neuf environ cinquante églises et vingt clochers, dans lesquels il adapte le grand art léonard (La Guerche-de-Bretagne) ou cornouaillais (Les Iffs). Il restaure, agrandit ou embellit une trentaine d’autres sanctuaires (Le Petit-Fougeray, La Chapelle-aux-Filtzméens), dans lesquels il dessine les plans ou les élévations, mais aussi les décors et le mobilier liturgique, tantôt avec discrétion (Moussé), tantôt avec richesse (Combourg, Liffré). Il est, à l’occasion, assez respectueux du passé pour garder d’anciens retables (Cornillé) et, même, construire autour d’eux, un nouvel écrin moderne (Coësmes). Sa culture personnelle, très polyvalente, sa science de l’archéologie, très aigüe, transparaissent dans un catalogue éblouissant des styles historiques. On s’attend au néo-gothique, dont son mentor, le chanoine Brune, lui a enseigné les vertus, au début de sa carrière. Et il existe bien sûr (Saint-Aubin-d’Aubigné) ! Mais Regnault manie avec la même dextérité le néo-roman (Lohéac, La Chapelle-des-Fougeretz), le néo-Renaissance (La Selle-en-Coglès) et, tout d’un coup, il innove : il importe en Bretagne un style romano-byzantin de son invention (Maxent), puissant, chtonien, sur lequel il ajoute d’élégants clochers à bulbes (Corps-Nuds, Saint-Senoux), de fins clochetons et baldaquins (Tinténiac). L’effet est d’une originalité inégalée :.Regnault produit un véritable condensé de l’art européen et de l’histoire chrétienne (La Fresnais), dont l’influence s’étend, par l’intermédiaire de la congrégation des eudistes, jusqu’au Canada et, même, au Japon. Largement illustré, cet ouvrage issu d’une exposition tenue aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, nourri par un riche fonds documentaire, dresse le catalogue de l’oeuvre religieux laissé par Regnault et explique comment il est devenu un marqueur indiscuté de l’identité régionale.

Bibliographie de la France
par

Bibliographie de l’Empire français, ou Journal général de l’imprimerie et de la librairie

Décor, design & industrie
par Musée d’art et d’histoire (Genève)

Catalogue de l’exposition présentée au musée d’Art et d’Histoire à Genève du 15 octobre 2010 au 1er mars 2011. La renommée du design genevois dépasse largement les portes de la cité. Comme ses cousins italiens, les helvètes sont devenus une référence mondiale en matière de savoir-faire technique, de qualité et d’esthétisme. Des ouvrages horlogers aux artistes s’impliquant dans la décoration intérieure, des machines à coudre Elna aux chaussures d’un Steiger, à Genève comme ailleurs, la limite entre art et artisanat est souvent ténue. Tous deux parlent en effet un langage commun, souvent à travers le dessin, première consécration d’un projet créatif. Au moment de sa création, le musée d’Art et d’Histoire de Genève faisait la part belle aux arts appliqués, vaste compétence aux frontières mouvantes où l’art rejoint l’objet. Le centenaire de cette institution est l’occasion d’une mise en avant d’une partie de ses collections.

Les Livres disponibles
par

La liste exhaustive des ouvrages disponibles publiés en langue française dans le monde. La liste des éditeurs et la liste des collections de langue française.

Le cinéma ou le dernier des arts
par Luc Vancheri

Du cinéma qui naît à la fin du xixe siècle à celui qui s’expose aujourd’hui au musée s’est jouée une histoire en trois temps, dont chacun est venu décrire un usage théorique et social du signifiant « cinéma ». Le premier consacre un appareil d’enregistrement et de projection des images en mouvement qui, parmi d’autres, a réussi à imposer un modèle technique et industriel de production des films. Point d’arrivée d’une culture visuelle façonnée par les panoramas, la photographie, le chemin de fer, la lanterne magique et les jouets optiques, le cinématographe consigne une vaste iconographie documentaire avant de s’ouvrir aux formes divertissantes du spectacle. C’est le moment Lumière. Pourtant, dès le début des années 1910, ce premier moment historique est contrarié par une demande d’art qui va profondément modifier son profil culturel et social. Si les avant-gardes ont été divisées sur ce que devait être le cinéma, partagées entre ceux qui y voyaient le moyen d’une révolution de l’art et ceux qui le comprenaient comme le réformateur du système des Beaux-Arts, l’art s’est toutefois imposé comme sa nouvelle condition historique. C’est le moment Canudo. Le troisième moment cinématographique, lui, coïncide avec l’expansion technologique de la cybernétique qui l’impose sous la forme quasi illimitée de l’expanded cinema. Le cinéma cessait d’être le nom d’un art singulier pour devenir celui d’une utopie politique et esthétique. C’est le moment Youngblood. Cet essai se propose de reprendre l’histoire de ces moments cinématographiques et fait l’hypothèse que le cinéma ne s’est maintenu septième dans la suite des arts qu’au prix d’un conflit de définitions qui ne s’est pas achevé avec la généralisation de son modèle économique.


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