Gustave Courbet (1819-1877) : Le Dernier Des Romantiques par Gustave Courbet, Jörg Zutter, Petra ten-Doesschate Chu, Musée cantonal des beaux-arts Lausanne, Nationalmuseum (Sweden)

Gustave Courbet (1819-1877)
par Gustave Courbet, Jörg Zutter, Petra ten-Doesschate Chu, Musée cantonal des beaux-arts Lausanne, Nationalmuseum (Sweden)

Cet ouvrage publié sous la direction de Jörg Zutter et de Petra ten-Doesschate Chu analyse pour la première fois les relations de Gustave Courbet avec ses collectionneurs, ses critiques et ses mécènes, et leur influence sur l’œuvre peint postérieur à 1855. Les lettres de Courbet à ses amis et à ses marchands, mais aussi à ses adversaires en art et en politique, se révèlent riches en renseignements qui éclairent d’un jour nouveau une production picturale d’une rare complexité. La correspondance de l’artiste documente son œuvre de pionnier, qui annonce l’impressionnisme. Mais elle permet aussi de comprendre la part active qu’il prit à la commercialisation de sa peinture et la nature de ses relations avec les galeristes et les organisateurs d’expositions-ventes. Courbet est un des premiers artistes à avoir su tourner à son profit le fonctionnement du marché de l’art moderne, à avoir saisi le rôle joué par la presse dans la promotion de l’art. Pour organiser sa publicité et faire monter sa cote, il alterne à dessein la présentation d’œuvres réalisées pour choquer et de tableaux plus accessibles. Après le refus au Salon de 1863 du Retour de la conférence, véritable brûlot anticlérical, il écrit : “J’avais fait le tableau pour qu’il soit refusé. J’ai réussi. C’est comme cela qu’il me rapportera de l’argent.” Après 1855, l’orientation artistique du peintre se définit dans la recherche d’un équilibre entre le goût officiel du second Empire et celui, souvent plus audacieux, d’une clientèle privée de grands bourgeois. Ce point de vue permet une analyse inédite de la période de maturité de Courbet qui s’étend des années 1860 où, après avoir été identifié à ses débuts aux grandes œuvres de critique sociale, l’artiste aborde la production de scènes de chasse, de paysages, de nus, de portraits et de natures mortes qui exprime un nouveau rapport entre homme, nature et société, jusqu’en 1873, année de l’exil en Suisse, à la Tour-de-Peilz au bord du lac Léman, où naît un œuvre tardif encore trop mal connu.

Gustave Courbet (Paris – 2007)
par Encyclopaedia Universalis

En 1977-1978, une rétrospective mémorable des Galeries nationales du Grand Palais avait été consacrée à Gustave Courbet. Fallait-il, une génération plus tard, en organiser une autre au même endroit et selon des principes analogues, c’est-à-dire le rassemblement de l’essentiel de son œuvre?…

À PROPOS DE L’ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS

Reconnue mondialement pour la qualité et la fiabilité incomparable de ses publications, Encyclopaedia Universalis met la connaissance à la portée de tous. Écrite par plus de 7 200 auteurs spécialistes et riche de près de 30 000 médias (vidéos, photos, cartes, dessins…), l’Encyclopaedia Universalis est la plus fiable collection de référence disponible en français. Elle aborde tous les domaines du savoir.


1000 Chefs-d’œuvre de la peinture
par Victoria Charles, Joseph Manca, Megan McShane

1000 Chefs-d’oeuvre de la peinture réunit les oeuvres incontournables de l’art occidental à voir au moins une fois dans sa vie. À travers ces trésors culturels, c’est toute l’histoire de l’art qui se dessine au fil des pages. Unanimement reconnues, ces peintures sont accompagnées de légendes détaillées et replacées dans leur contexte historique. De nombreux commentaires et biographies complètent ce passionnant ouvrage, guide absolu de l’amateur d’art. Référence artistique, culturelle et éducative, ce livre vous invite à la visite des grands musées qui abritent ces chefs-d’oeuvre.

Madame Bovary de Gustave Flaubert (Analyse approfondie)
par Faustine Bigeast

À sa publication, en 1856, Madame Bovary crée le scandale, à tel point que l’œuvre vaut même à Gustave Flaubert un procès pour offense aux morales publique et religieuse. Heureusement, l’écrivain est acquitté. Le roman attise alors la curiosité du public et se vend à 15 000 exemplaires en l’espace de deux mois. Quant à la critique, elle est divisée : à côté de ceux qui ne comprennent pas la radicale modernité de Madame Bovary, dénonçant l’abondance des descriptions, l’immoralité de l’héroïne ou encore la froideur du style, d’autres, plus rares, entrevoient son génie. La postérité leur donnera raison.

Après une courte introduction au sujet de l’auteur et de son œuvre, Faustine Bigeast nous raconte la vie de Gustave Flaubert : sa scolarité avortée, ses passions amoureuses ou encore ses problèmes de santé, mais aussi et surtout son parcours littéraire. Elle nous emmène ensuite dans les méandres d’un des plus célèbres romans de la littérature française : Madame Bovary. Après un résumé complet de l’œuvre, l’auteure propose une analyse détaillée des différents personnages, Emma Bovary en tête, puis des thématiques principales, notamment l’insatisfaction chronique, l’illusion romantique et la bêtise humaine. Pour finir, elle nous livre une description minutieuse du style de l’auteur, exemples à l’appui, ainsi qu’une étude de la réception du livre.


Gustave Courbet
par Hélène Toussaint, Gustave Courbet, Réunion des musées nationaux (France), Galeries nationales du Grand Palais (France), Royal academy of arts (Londres).

Analyse: Etabli à la Tour-de-Peilz, de 1873 à sa mort en 1877.

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