Ecologie par Femmes & changements

ÉCOLOGIE : QUAND LES FEMMES COMPTENT
par Femmes & changements

La pertinence écologique de la vision féminine du monde est-elle encore à prouver ? Un examen approfondi de leurs luttes contre la détérioration de leur environnement confirme que les femmes sont nombreuses à partager la même colère, la même inquiétude et le même sens des responsabilité quant à la préservation des bases de la vie, qu’elles soient environnementales ou sociales. Les femmes s’attachent à ” retisser ” le monde pour qu’il reste un lieu d’accueil pour les générations futures.

Écologie forestière
par Hans-Jürgen Otto

Un traité complet d’écologie forestière est enfin publié en français, grâce à la traduction du livre du professeur Otto. Cet ouvrage, unique en son genre, est basé sur une longue pratique, tant dans le domaine de la sylviculture que dans l’enseignement universitaire. Est-il besoin de présenter l’auteur ? Enseignant chercheur en écologie forestière à l’université de Göttingen depuis 1984 puis à Dresde en 1992, il n’a cessé d’étudier les forêts et leur fonctionnement. Il a eu souvent l’occasion d’y observer des catastrophes, dues ou non à l’activité humaine, comme les dépérissements forestiers qui ont soulevé l’émotion que l’on sait depuis 15 ans. Il y a acquis la conviction qu’on ne saurait parler du développement des arbres et des forêts qu’à condition de prendre en compte les perturbations de toutes sortes qui peuvent les affecter. D’où le parti pris, dans son ouvrage, de mettre l’accent sur des cas concrets observés en forêt.

Mettre en oeuvre l’écologie industrielle
par Cyril Adoue

L’objectif de l’écologie industrielle est d’apporter des éléments de réponse à la très complexe équation du développement durable, et d’accompagner la transition de notre société industrielle contemporaine vers des modes de fonctionnement plus durables. Une des approches mises en œuvre consiste, comme dans un écosystème, à boucler les flux de matières et d’énergie qui structurent le fonctionnement d’un territoire humanisé. Les déchets effluents ou excédents énergétiques se substituent aux ressources non renouvelables consommées jusqu’alors. Fruit de longues années de recherche et de pratique, cet ouvrage expose l’ensemble des éléments méthodologiques et techniques nécessaires pour la mise en œuvre de ce type de démarche sur un territoire donné.

Écologie et société
par Francis Aubert, Jean-Pierre Sylvestre

En suivant chacun son propre chemin et sa propre démarche, essentiellement empiriques ou plus spéculatifs selon les cas, l’historien, l’économiste, le sociologue et le philosophe s’accordent pour reconnaître qu’en nous conduisant inévitablement au-delà de la nature, les questions écologiques nous révèlent la présence privilégiée de l’homme au sein de la nature, comme celle du sens qu’elle ne peut avoir sans lui, puisqu’elle demeure alors impensée. Mais à cause de l’homme également, la nature court le risque de se voir attribuer un sens dévoyé puisque mal ou insuffisamment pensé, et, par voie de conséquence, des usages aussi inopportuns que malavisés. Ces constats ne doivent par pour autant nous faire prendre le parti d’un relativisme généralisé. Il serait en même temps erroné et dangereux de conclure de l’intrication à la confusion, de réduire l’activité scientifique ou d’expertise à ses dimensions sociopolitiques, et de ne voir dans les écologues et dans les écologistes que les membres de groupes de pression parmi d’autres. On pourrait en arriver ainsi à penser que la “crise écologique” contemporaine est sans fondement objectif, qu’elle est affaire seulement de représentations, voire de fantasmes, et peut finalement être ramenée à une construction sociale et à ses avatars. On biaiserait de ce fait l’instauration d’un véritable débat public sur les questions environnementales, puisqu’on leur refuserait toute espèce d’extériorité par rapport aux conflits idéologiques. Les textes réunis ici ne prétendent pas parler d’une seule voix. Chacun conserve la singularité et l’originalité de sa perspective disciplinaire, comme celles de ses partis pris et engagements intellectuels. Mais au-delà de leurs différences, il nous semble néanmoins qu’ils se rassemblent autour d’un même double refus : celui du positivisme scientiste d’une part, et celui de l’apriorisme métaphysique d’autre part.

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