Echos (Les) [No 20067] Du 13/12/2007 – Le Plan De L’etat Pour Eliminer L’exces De Depenses Publiques – Les Banques… par Jean Furtos, CPNLF

Les cliniques de la précarité
par Jean Furtos, CPNLF

L’objectif de cet ouvrage est d’abord d’apporter un éclairage novateur sur la notion de précarité et ses implications psychopathologiques, avec pour souci constant la prise en compte du contexte social, économique et anthropologique. Il s’agit de proposer une conception élargie des pratiques de santé mentale, qui ne peuvent pas être réduites à une bonne pratique de la psychiatrie, mais qui s’ouvrent à la clinique psychosociale où de nombreux partenaires (médecins et soignants, psychologues, travailleurs sociaux) interagissent avec la psychiatrie, au sein d’un champ où le coeur des métiers est à la fois préservé et sensiblement modifié. Il est ici question des plus démunis sur le plan économique, comme des plus vulnérables – nouveau-nés, enfants, adolescents, demandeurs d’asile – cependant, toute précarité pathogène n’appartient pas nécessairement à la marge de la société. L’ouvrage est le reflet d’une réflexion pluridisciplinaire, enrichie de la comparaison avec d’autres cultures. Les contributions font état de réflexions et de pratiques en pays francophones, mais les orientations des pays anglo-saxons sont aussi abordées. Enfin, une large place est faite aux dispositifs mis en place et notamment aux Equipes mobiles psychiatrie-précarité (EMPP).

Ouvrage de la collection CPNLF http://www.cpnlf.fr/index-3.html

Cet ouvrage apporte un éclairage novateur sur la notion de précarité et ses implications psychopathologiques, avec pour souci constant la prise en compte du contexte social, économique et anthropologique.


Les Sans-domicile
par Maryse MARPSAT, Jean-Marie FIRDION, Cécile BROUSSE

Cet ouvrage tente de répondre aux interrogations soulevées par une situation dramatique, sur laquelle bien des préjugés et des incompréhensions subsistent.

Depuis les années 1990, la question des personnes sans domicile est revenue au premier plan des préoccupations sociales, scientifiques et politiques. Pourtant, bien des préjugés et des incompréhensions subsistent.
Cet ouvrage tente de répondre aux interrogations suivantes : comment définir les sans-domicile ? Dans un contexte où les difficultés de logement et d’emploi se sont accrues, quelles sont les personnes les plus touchées par cette forme de privation de logement ? Se distinguent-elles des autres personnes à faibles revenus ou mal logées ? De quelles ressources disposent-elles et comment organisent-elles leur vie au quotidien ?
Entre assistance et répression, comment se sont construites les politiques spécifiques en direction des sans-domicile ? En quoi consiste le rôle des associations ? De quels atouts disposent les personnes qui sont parvenues à retrouver un logement ? Enfin, la situation française est-elle particulière ? En quoi diffère-t-elle de celle des pays européens ou d’autres pays développés ?


Gouvernance d’entreprise
par Alain Finet

La gouvernance d’entreprise a été largement analysée depuis le début des années 2000 et l’éclatement de la bulle spéculative pour le secteur technologique. Les études ont principalement eu une portée financière : il s’agissait de mettre au point des systèmes de contrôle favorisant la transparence et la création de valeur pour les actionnaires.

Alors que les codes de gouvernance se proposent d’homogénéiser les modalités de gouvernance dans un cadre financier d’analyse des performances, les auteurs postulent que les indicateurs de performance de marché sont le reflet de choix beaucoup plus larges concernant l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise. La prise en compte d’éléments non financiers, plus qualitatifs, devrait permettre de mieux appréhender le processus de création de valeur en se focalisant sur une vision élargie de l’entreprise.

L’ouvrage se présente comme un outil non dogmatique, reprenant des aspects financiers et non financiers qu’il conviendra de moduler en fonction des spécificités des entreprises. L’origine et le parcours professionnel des différents auteurs permettent d’avoir une vision large de la gouvernance et de dépasser le clivage entre les aspects financiers et non financiers.

Si les acteurs économiques veulent apprendre des erreurs qui ont été commises, l’incorporation d’une orientation non financière est un pas important dans une optique d’apprentissage économique.

Les portes des différentes analyses devraient permettre à cet ouvrage de constituer un outil de référence tant pour les entreprises soucieuses de faire évoluer leurs pratiques de gouvernance que pour les chercheurs désireux d’inscrire leurs analyses au sein de modalités théoriques considérées selon de nouvelles perspectives.


PME
par Olivier Torrès

Depuis plus de vingt ans, l’idée d’une spécificité de gestion de la PME s’est largement imposée. L’ensemble des auteurs de cet ouvrage relativise néanmoins cette thèse. En effet, le modèle de gestion classique de la PME ne peut plus rendre compte aujourd’hui de certaines pratiques. La multiplication des alliances, la généralisation de l’EDI, du JAT ou de la certification qualité, l’émergence de réseaux ou d’hypogroupes, le développement du capital-risque… sont autant d’exemples qui montrent que les spécificités de gestion de la PME tendent à disparaître pour donner lieu à des modes de gestion beaucoup plus proches de ceux de la grande entreprise. Ces pratiques sont dénaturantes : elles imposent de réduire l’informel, de renforcer l’explicite, d’atténuer la personnalisation, d’accroître les procédures… Ce livre s’efforce donc de porter un regard nouveau sur les entreprises de petite taille et pose les premiers jalons d’une théorie managériale des PME.

La rue et le foyer
par Maryse Marpsat, Jean-Marie Firdion

Ce volume présente une synthèse de travaux conduits autour d’une enquête statistique – la première du genre – effectuée à Paris, en 1995, auprès de personnes sans domicile. Au début des années 1990, devant la multiplication des personnes sans domicile, il est apparu que nos connaissances sur cette population étaient relativement limitées. Sans doute disposait-on de diverses monographies, d’inspiration ethnographique, et d’études américaines, conduites dans un tout autre contexte, mais il manquait en France une étude quantitative d’envergure. Il revient au Conseil national de l’information statistique (Cnis) d’avoir été à l’initiative de cette première enquête, confiée à l’Ined, dont la méthode sera reprise au niveau national. Grâce à elle, et aux travaux qui l’ont accompagnée, le monde des personnes sans domicile nous est mieux connu aujourd’hui, et en particulier le réseau complexe, et très hiérarchisé, des centres d’accueil parisiens. On trouvera également dans les textes rassemblés ici la réponse aux questions essentielles : qui sont les personnes sans domicile ? Comment vivent-elles ? Quelle a été leur vie avant d’être ” à la rue ” ? Enfin, on verra comment, face à des ressources de plus en plus rares, qu’il s’agisse du logement ou du travail, la compétition entre pauvres ne peut que s’aiguiser, au détriment des plus démunis.

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