De La Photographie Comme Un Des Beaux-Arts par Jean-François Chevrier

Entre les beaux-arts et les médias
par Jean-François Chevrier

Entre les beaux-arts et les médias fait partie d’une collection de sept livres de Jean-François Chevrier publiés aux éditions L’Arachnéen en 2010 et 2011: La trame et le hasard ; Entre les beaux-arts et les médias ; Walker Evans dans le temps et dans l’histoire ; Des territoires ; Les relations du corps ; L’hallucination artistique ; OEuvre et activité. Cette somme rassemble un choix de textes parus et inédits, fruit de trente années de recherche sur l’art du dix-neuvième siècle à nos jours. Elle propose un récit foisonnant, vivant, lacunaire, érudit. L’art moderne a renouvelé les modes de perception, les définitions et les hiérarchies, le vocabulaire et la syntaxe des formes; depuis l’invention de la photographie, premier procédé d’enregistrement, il n’a cessé de se réinventer, entre oeuvre et activité. Jean-François Chevrier écarte les périodisations convenues (modernisme, postmodernisme) et les labels. Il fait apparaître des mécanismes de création, des réseaux de figures et des territoires qui participent de l’histoire autant que de la poésie. Il retrace des situations spécifiques dans lesquelles une pensée et un geste ont fait surgir une forme, ici et maintenant, au-delà d’une conception étroite de l’actuel. Une phrase de Mallarmé pourrait servir d’épigraphe aux sept livres : ” Mal informé celui qui se crierait son propre contemporain “.

Annuaire international des beaux-arts 2016-2017
par Art Design

Réalisé par Art diffusion et ses partenaires , l’annuaire International des Beaux Arts est un ouvrage de référence . Il soutient le développement économique du savoir-faire artistique sous toutes ses formes

L’art et la renonciation
par Patrice Guillamaud

L’art est la chair de la vie. Il incarne la vie intérieure comme renonciation. L’art est en effet la réalité même de l’affect en tant que ce dernier s’annonce comme étant, dans son essence universelle, à la fois aspiration et renoncement à l’absolu. C’est cette thèse que le philosophe Patrice Guillamaud avait déjà défendue à propos du cinéma et qu’il développe ici à propos de l’ensemble des différents arts. Il s’agit ainsi d’un nouveau système des Beaux-Arts. Celui-ci met en évidence les différentes essences de l’art à partir des différentes manières dont celui-ci fait participer la vie aux différentes sphères de la réalité que sont notamment la pensée, la nature et l’histoire. De la littérature à la musique, en passant par la peinture et l’architecture, l’art est la vie comme renonciation. De Proust à Schönberg, de Botticelli au Corbusier et de Dostoïevski à Beckmann, c’est la même essence universelle de la vie qui se livre dans chacune des grandes oeuvres de l’art.

Arles Les Rencontres de la Photographie, Une histoire française
par Françoise Denoyelle

Des rencontres entre un petit groupe de photographes en 1970 à un million de visites en 2018, c’est toute une saga de la photographie qui s’inscrit sur les terres arlésiennes. à l’origine, Lucien Clergue, photographe, Jean-Maurice Rouquette, conservateur, Michel Tournier, écrivain, militent pour la reconnaissance de la photographie, choisissent le festival pour se faire entendre. Ce ne fut pas sans combats, broncas et fêtes jusqu’au bout de la nuit. Des photographes les plus célèbres (Ansel Adams, Manuel Álvarez Bravo, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Don McCullin, Gisèle Freund, André Kertész, Josef Koudelka, Sergio Larrain…) aux moins connus d’alors (Sophie Calle, Thibaut Cuisset, Alain Fleischer, Gao Bo, Nan Goldin, Françoise Huguier, Annette Messager, Martin Parr, Sophie Ristelhueber…), qui rejoindraient ensuite les cimaises des musées, les Rencontres de la photographie ont accompagné bien des parcours, ouvert leur programme à d’autres continents, essaimé leurs expositions et leur savoir-faire jusqu’en Chine. Pour retrouver le fil conducteur de cinquante ans d’histoire à travers une multi- tude d’expositions, de projections, de colloques, de prix, d’ateliers… l’historienne Françoise Denoyelle a consulté les archives, interrogé de nombreux témoins. Un retour sur une histoire de femmes et d’hommes, sur l’émergence de nouvelles géné- rations, de nouveaux regards, de nouvelles pratiques, de nouveaux rapports à la production d’images des années 1980 puis 2000 jusqu’à nos jours, alors que l’argen- tique laissait place au numérique avant que ne s’impose l’ère du smartphone. 5 entretiens ponctuent cette histoire, avec les témoignages de Jean-Maurice Rouquette, Christian Caujolle, Jane Evelyn Atwood, Clément Chéroux, Sam Stourdzé. Chacun apporte son point de vue sur des moments et des aspects clefs du festival. Respiration magnifique, en 13 photographies inédites, la déambulation arlésienne de Bernard Plossu raconte un autre Arles, celui des Arlésiens, un autre festival, celui d’instants réservés au flâneur des bords du Rhône, au festivalier en quête d’une fraîcheur salvatrice sur la route poussiéreuse vers la plage de Beauduc. Historienne de la photographie et professeur des universités, Françoise Denoyelle a notamment enseigné à l’École nationale supérieure Louis-Lumière. Elle est chercheur associé à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle a réalisé le commissariat d’une cinquantaine d’expositions et signé de nombreux ouvrages sur François Kollar, Germaine Krull, Boris Lipnitzky, Willy Ronis…

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