Aromatherapy Solutions: Essential Oils To Lift The Mind, Body And Spirit (Pyramid Paperbacks) By Veronica Sibley… par Winston Churchill

Mes grands contemporains
par Winston Churchill

De ces grands contemporains qu’il a presque tous connus personnellement, Winston Churchill, prix Nobel de littérature en 1953, dresse des portraits inoubliables, tant son style est étincelant. On retient naturellement les grands Britanniques qu’il a côtoyés, dans le monde littéraire (Bernard Shaw, H.G. Wells), militaire (Haig), diplomatique (Lawrence d’Arabie) ou politique (George V, Édouard VIII, duc de Windsor). Au détour de son admiration pour son ami Charlie Chaplin, on découvre son goût pour les arts du spectacle. Mais ce virtuose de la plume fait aussi la part belle aux étrangers : sa charge contre Trotski, qu’il n’a jamais rencontré mais sans cesse combattu, ou son portrait tout en nuances du Kaiser déchu, qui l’avait invité avant la guerre, n’ont rien perdu de leur actualité. Par ailleurs, son numéro d’équilibriste quand il traite en 1937 du « caporal Hitler », devenu tout-puissant chancelier d’Allemagne, a acquis un intérêt accru avec le recul dont nous bénéficions. Enfin, la lucidité de son analyse des deux France, celle de Clemenceau à gauche et celle de Foch à droite, reste d’une étonnante pertinence.

Jean-Luc Delarue
par Vincent Meslet

On connaît tous Jean-Luc Delarue, animateur surdoué des années 1990. De La Grande Famille sur Canal Plus à Ça se discute ! sur France 2, Delarue a révolutionné son métier. Son ton, sa jeunesse, son regard, sa liberté ont cassé les codes et participé à l’invention d’une nouvelle télévision, la télé compassionnelle, celle qui donne la parole aux « vrais gens » et qui sait les écouter. Réservoir Prod, sa société de production, est devenue en quelques années la première en France. Ce que l’on sait moins, c’est que, derrière son apparence un peu lisse de gendre idéal, Jean-Luc Delarue était en fait un homme rongé par le doute et empoisonné par la notoriété. Jean-Luc, l’enfant précoce qui peinait à l’école malgré une intelligence hors norme et un QI de 142, s’est vite transformé en Mister Hyde trompant son angoisse de perfectionniste dans la drogue, les médicaments et l’alcool. Aucun de ses succès pourtant flamboyants, à la matinale d’Europe 1 comme à la télévision, n’a su le rassurer. Sa soif insatiable de reconnaissance et de puissance s’est avérée destructrice pour lui-même et pour ceux qui ont partagé sa vie. C’est avec beaucoup d’empathie que Vincent Meslet nous dépeint un Jean-Luc Delarue émouvant et attachant dans ses réussites comme dans sa longue descente aux enfers, un homme incapable de s’aimer. Au travers du destin romanesque de Jean-Luc Delarue, Vincent Meslet nous raconte également l’envers du décor du monde de l’audiovisuel de ces trente dernières années. Delarue ou le roman d’une vie.

Héros en séries… Et si c’était nous ?
par Aurélie BLOT

Véritable décryptage des séries à travers leurs héros les plus emblématiques, cet ouvrage vous fera découvrir comment on vous a rendu accro à Monica ou à Dexter, à Lynette Scavo ou à Dr House. Vous ne regarderez plus les séries du même oeil ! Préfacé par Martin Winckler.

En une quinzaine d’années, les séries télévisées se sont hissées au rang de phénomène de société. Leurs personnages sont devenus le nouvel appât des producteurs pour attirer toujours plus de téléspectateurs dans leurs filets. De la bande de friends que l’on voudrait avoir pour amis aux héros de Grey’s Anatomy parmi lesquels chacun trouvera son alter ego ; de Bree Van de Kamp, desperate housewife dans toute sa splendeur, aux filles glamour de Sex and the City, en passant par Dexter qui fait appel à nos plus bas instincts ou Dr House qui dit tout haut ce que nous pensons tout bas… ce décryptage des séries à travers leurs héros les plus emblématiques vous fera découvrir comment on vous a rendu accro. Vous ne regarderez plus jamais les séries du même oeil !


Feuillets pour Terpsichore
par Marie-Joëlle Louison-Lassabliere

La muse Terpsichore inspira de si nombreux écrits qu’aujourd’hui il s’en trouve encore de méconnus : traités théoriques, livrets de ballets, textes législatifs, partitions chorégraphiques, autant de feuillets qui ont trouvé leur place dans cette anthologie. De 1455 à 1715, la danse s’est écrite en français comme en latin, en prose comme en vers. Les auteurs ont consigné avec soin ses techniques, son lexique, ses règles, ses usages et ses modes pour tenter de fixer sur le papier un art des plus éphémères.

Le Procès de Shamgorod, tel qu’il se déroula le 25 février 1649
par Elie Wiesel

Shamgorod, village perdu d’Europe centrale, au tournant d’un siècle. En ce jour de Pourim – la fête des fous, des enfants et des mendiants, où tout le monde s’amuse, s’enivre et rêve d’un monde meilleur -, trois comédiens ambulants s’installent à l’auberge pour divertir la communauté juive. Mais il n’y a plus de communauté juive à Shamgorod : un pogrome l’a récemment décimée. Plus de spectateurs, donc, pour le Pourimschipel, le ” jeu de Pourim “, sinon l’aubergiste et sa servante.

La farce commence pourtant. Mais, dans ce climat de violence, de haine et de mort, voici qu’aux rires succèdent peu à peu l’angoisse, le doute et la colère contre un Dieu incapable de défendre ses enfants. Le jeu de Pourim devient procès. Qui donc est coupable ? Que sont les accusateurs et qui se proposera pour défendre Dieu ? Quant au verdict, de toute façon, il ne vaudra rien au moment où s’annonce un nouveau massacre.

Fêtes et tueries, farce de villages et tragédie du destin juif, réquisitoire passionné alors que la mort s’approche, foi et pessimisme : ces éléments contradictoires envahissent tour à tour cette œuvre dramatique dont l’auteur rappelle ainsi la genèse : Au royaume de la nuit, j’avais assisté à un procès bien étrange. Trois rabbins érudits et pieux avaient décidé un soir d’hiver de juger Dieu du massacre de ses enfants. Je me souviens : j’étais là et j’avais envie de pleurer. Seulement là-bas personne ne pleurait. “


Catégorie