Alice Guy, La Première Femme Cinéaste De L’histoire par Emmanuelle GAUME

Alice Guy, la première femme cinéaste de l’histoire
par Emmanuelle GAUME

Des studios Gaumont à Hollywood, le destin exceptionnel d’Alice Guy, femme de tête et pionnière de l’histoire du cinéma.
Enfant illégitime et métisse, Alice Guy partage son enfance entre le Chili, la Suisse et la France, où elle est placée dans un couvent. A Paris, elle devient l’assistante de Léon Gaumont, se rend rapidement indispensable et est nommée, à 22 ans, directrice des studios Gaumont, un statut unique dans l’histoire naissante de l’industrie du cinéma.
En 1907, après avoir réalisé des centaines de films, Alice quitte la France pour les Etats-Unis avec son jeune époux, Herbert Blaché. Quatre ans plus tard, elle est mère de deux enfants et la réalisatrice et la productrice la plus riche du pays. La presse américaine, fascinée par cette self made woman, en fait une star.
Mais, derrière la success story, la vie d’Alice Guy ressemble à un mélodrame. Herbert, envieux de la réussite de sa femme, la trompe impunément et gère ses affaires au contraire de ses inclinations, la contraignant à rejoindre les trusts alors qu’elle veut se consacrer au cinéma indépendant, puis à déménager à Hollywood. C’est l’escalade : en 1920, après une violente dispute, Alice tire sur Herbert avant de retourner l’arme contre elle.
Son mari et la machine hollywoodienne finiront par avoir raison d’elle : an 1922, elle reprend seule avec ses deux enfants le bateau pour la France.


Alice Guy, Léon Gaumont et les débuts du film sonore
par Maurice Gianati, Laurent Mannoni

La société Gaumont a été au début du XXe siècle à l’avant-garde de la technique cinématographique, en innovant notamment dans le domaine du son et de la couleur. Les essais, finalement réussis, de synchronisme entre les sons sur disque et les images animées, représentent une avancée décisive dans ce domaine. Le chronophone Gaumont, avec ses “phonoscènes” et ses “filmparlants”, a proposé durant une longue période un spectacle réjouissant et innovant, reposant d’une part sur l’univers du music-hall, de la chanson et du monologue, d’autre part sur une technique révolutionnaire de synchronisme et d’amplification du son. Léon Gaumont, avec beaucoup d’énergie et de volontarisme, a su développer au sein de son entreprise un secteur dédié à la recherche du cinéma sonore ; cette recherche s’achève à la fin des années 1920 avec la mise au point du système optique Gaumont-Petersen-Poulsen. Gaumont n’a pas été le premier ou le seul, à son époque, à vouloir résoudre le problème du cinéma sonore. Bien d’autres entreprises parallèles ont proposé des systèmes intéressants. Cependant c’est le Vitaphone américain, qui n’est autre que le chronophone Gaumont amélioré, qui triomphera – au moins pendant un certain temps – sur les écrans. Autre idée moderne avancée par Gaumont : confier la production de films à une jeune femme, Alice Guy. Sous sa direction, les films de fiction et ceux du chronophone atteindront une ampleur considérable. Mais quels sont exactement les films réalisés par Alice Guy ? Quand débute-t-elle réellement ? Les documents d’archives permettent d’éclaircir certains mystères. Plusieurs études rassemblées dans cet ouvrage reposent sur des documents inédits ou jusqu’à présent inexploités. Une large iconographie, non encore publiée, permet d’apprécier la beauté des appareils construits par Léon Gaumont et la rareté des archives de cette société.

50 femmes de cinéma
par Véronique Le Bris

Le premier dictionnaire de cinéma consacré aux femmes. Cinquante portraits de femmes de cinéma, afin de redécouvrir l’histoire du septième art sous le prisme féminin. Des héroïnes de tous continents et de tous corps de métier : Des actrices, mais aussi des productrices, réalisatrices, costumières… Cet ensemble de textes sera accompagné de portraits.

Les effets spéciaux au cinéma
par Réjane Hamus-Vallée, Caroline Renouard

Dès sa naissance, l’industrie du cinéma rivalise d’audace pour exprimer les idées visuelles les plus singulières en concevant et en expérimentant des effets spéciaux spectaculaires qui marquent le spectateur, conscient et souvent ravi de leurs présences. Or, les dinosaures, superhéros et autres sorciers ne constituent qu’un pan du champ des effets spéciaux. D’autres trucages, imperceptibles pour le public, servent aussi à optimiser un budget décoration, à contourner des contraintes logistiques, à contrôler les aléas d’un tournage…
Cet ouvrage offre un éclairage inédit sur 120 ans de créations à travers le monde, notamment en France où originalité et inventivité sont de mise, et en questionne les enjeux technologiques, esthétiques et économiques. Une référence indispensable pour l’étudiant ou le lecteur curieux de découvrir ces univers fertiles et passionnants, et de revisiter le cinéma sous un nouveau jour.

Des communistes en France
par Jacques Girault

La problématique générale de l’implantation sert de point de départ et permet une réflexion sur le phénomène communiste. Pour comprendre la nature des mutations qui traversent le communisme français, un des modèles possibles parmi les communismes mondiaux, il faut établir des liens forts entre le milieu, les idéologies, les phénomènes culturels, les systèmes politiques, les individus, les impulsions nationales et internationales. Autant de composantes qu’il faut analyser dans leur globalité en dégageant les rapports entre les groupes sociaux dans des cadres précis, les projets politiques, les influences réciproques. Un ensemble de points forts apparaissent : les contraintes d’un héritage, les luttes plus englobantes, les effets des pratiques locales, le territoire social comme enjeu politique, les questions nouvelles posées par l’inscription nationale dans un cadre fortement internationalisé, le rôle de l’entreprise, le groupe enseignant. Les valeurs communistes occupent une position variable et laissent la place pour d’autres orientations car le communisme ne fonctionne jamais en vase clos. Cet ouvrage résulte du séminaire de DEA, organisé dans le cadre de la Convention de partenariat ” Mémoires d’usines, mémoires ouvrières ” entre le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, l’Université Partis 13 et le centre de recherches sur l’Espace, les Sociétés et les Cultures, sous la direction de Jacques Girault.

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