Album Hiszpanskiego 2 L+Cd par Bruno Barbey

Les Italiens
par Bruno Barbey

Bruno Barbey a séjourné à maintes reprises en Italie au début des années 1960, avec l’idée de capter l’esprit d’une nation et de dresser par l’image le portrait des Italiens. Juste, pudique et précis dans son approche, Bruno Barbey a saisi dans leur décor quotidien des inconnus aux silhouettes familières – ragazzi, bonnes sœurs, aristocrates, carabinieri, prêtres, mendiants, prostituées ou vieux mafieux. Autant de personnages d’une moderne commedia dell’arte aperçus dans le cinéma de Pasolini, Fellini ou Visconti. Entre le regard sensible de Bruno Barbey et la plume lumineuse de Tahar Ben Jelloun, se dessine au fil des pages une géographie affective, depuis Rome où l'” on aime faire semblant “, jusqu’à Naples où l'” on croit aux sirènes et aux saintes “, et Palerme où ” le billard est un jeu métaphysique “… Remarquables de composition, de vérité, de vie voire de nostalgie, les photographies de Bruno Barbey s’imposent aujourd’hui comme des classiques.

Le dictionnaire de l’Académie françoise
par Académie française

“Retrouvez sur un unique CD-ROM chacune des huit éditions officielles par l’Académie: 1694, 1718, 1740, 1762, 1798, 1885, 1878 et 1932-35”–Boîtier.

Nos Disparus
par Tim Gautreaux

Sam Simoneaux, dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l’Armistice. De la Première Guerre, il ne connaîtra que le déminage des champs de bataille de l’Argonne. À La Nouvelle-Orléans, devenu responsable d’étage aux grands magasins Krine, il ne peut empêcher l’enlèvement de la petite Lily Weller. Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il embarque comme troisième lieutenant – maintenir l’ordre et à l’occasion jouer du piano – sur l’Ambassador, bateau d’excursion à aubes qui sillonne le Mississippi. Le roman se déploie alors le long du fleuve, scandé par la musique de jazz – orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté. Au gré des escales et des bagarres, Sam met au jour un commerce d’enfants mené par quelques spécimens peu reluisants de la pègre des bayous.

Chatoyante fresque striée de noir, Nos disparus explore, outre des thèmes déjà abordés dans Le Dernier Arbre – le destin des hommes au retour de la guerre, la force des liens du sang –, celui de l’inanité de la vengeance.

Né en 1947 à Morgan City, Louisiane, Tim Gautreaux est le fils d’un capitaine de remorqueur. Professeur émérite d’anglais à la Southeastern Louisiana University, il est l’auteur de deux autres romans, dont Le Dernier Arbre (Seuil, 2013), et de nouvelles publiées par The Atlantic Monthly, GQ, Harper’s Magazine et The New Yorker. Ses pairs l’ont qualifié de ” Conrad des bayous “.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Amfreville

Professeur de littérature américaine à la Sorbonne, Marc Amfreville a traduit une trentaine de romans contemporains, cinq volumes des Nouvelles complètes de D.H. Lawrence, et participé à l’édition et à la traduction de divers romans de Melville et de Fitzgerald dans la ” Bibliothèque de la Pléiade “. Il a reçu en 2006 le prix Maurice-Edgar Coindreau.


La grande sauvagerie
par Christophe Pradeau

La Grande Sauvagerie, c’est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s’est appelé, en d’autres temps et d’autres lieux, The Wild : l’espace inviolé, le blanc sur la carte. L’expression s’est perdue et ne parle plus guère à personne.La Grande Sauvagerie, c’est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de la campagne limousine. Les guides touristiques le signalent à l’attention pour sa lanterne des morts, une simple tour de granit, sans grâce.Les habitants du pays ont oublié depuis longtemps qu’un feu y brûlait jadis, qui guidait les voyageurs dans la nuit.Thérèse Gandalonie a grandi à Saint-Léonard, à l’ombre de la lanterne des morts. Puis elle s’en est allée. Elle a traversé l’océan. Elle a découvert, dans les bibliothèques américaines, le Journal inédit de Jean-François, peintre d’ex-voto établi à Montréal, cousin à la mode de Bretagne du Grand Rameau. Elle a compris en le lisant que les deux Grandes Sauvageries renvoyaient l’une à l’autre.Quand elle s’en retournera, elle saura désormais apercevoir, infusée dans le paysage, une histoire oubliée de tous. Elle la déchiffre pour nous. C’est sa voix que nous entendons, une voix rocailleuse traversée par le vol des lucioles.

Neuf petites pièces
par Jeanne Bresciani

À la mort de sa grand-mère, Serena, la narratrice, hérite d’un appartement de neuf pièces situé à Bastia. Inspirée par les lieux de ses origines, poursuivant, à travers la trame de son histoire, le fil rouge énigmatique et terrifiant d’une tragédie personnelle, elle nous invite à partager son questionnement du réel en une vision poétique du monde. Explorant la mémoire de ces pièces, au cours de l’écriture, elle nous livre de petites scènes du passé, souvent poignantes, parfois cocasses, dont la signification se trouve intimement liée au caractère des personnages, et finit par rassembler, parmi les souvenirs, drames et témoignages d’époques différentes.

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