À La Recherche De Nouveaux Rites – Rites De Passage Et Modernité Avancée par Michèle Fellous

A la recherche de nouveaux rites
par Michèle Fellous

On parle aujourd’hui de société individualiste, technicisée, désenchantée. Mais alors comment passons-nous les étapes successives de notre destinée ? Comment se fait le passage des générations ? Comment vivre nos séparations sans que celles-ci soient des ruptures ? Refusant le cadre traditionnel de la religion comme l’accompagnement du psychothérapeute, il existe aujourd’hui des gens qui innovent : ils mettent en œuvre de ” nouveaux ” rites de passage qu’ils considèrent comme rites à part entière.

Un monde où l’on clashe
par Cyril Vettorato

Pratique poétique courante dans des lieux et à des moments historiques variés, la joute verbale d’insultes connaît dans la culture de rue contemporaine une actualisation originale. C’est d’abord le jeu des dozens, litanies d’insultes matricides nées dans les ghettos africains américains du début du vingtième siècle ; puis, à l’ère du hip-hop, la fameuse baille dans laquelle les rappeurs s’affrontent à coups de rimes ” coup de poing “. Evénement poétique où la cacophonie côtoie une certaine sophistication, le clash fait du style un emblème de pouvoir et le vecteur d’une identité sociale.

Rites de passage, rites d’initiation
par Thierry Goguel d’Allondans

Arnold van Gennep, (1873-1957) est aujourd’hui reconnu comme un chercheur méticuleux et talentueux. Amoncelant et classant des sommes de travaux ethnographiques, avec le temps et la rigueur nécessaires, il perçoit avec une acuité fulgurante, au travers des imaginaires sociaux qui se déploient sous ses yeux, des structures symboliques propres aux organisations humaines. Avec ses Rites de passage, c’est tout un pan de l’anthropologie religieuse qui s’éclaire et éclaire les destins croisés de l’être humain et des communautés humaines. Arnold van Gennep se révèle encore aujourd’hui comme un analyseur du vivre ensemble. Naître, grandir, se rencontrer, s’unir, se séparer, mourir, demeurent des temps de crise individuelle qui ébranlent, dans les sociétés traditionnelles aussi bien que dans les sociétés modernes, les tribus, les cercles relationnels du sujet concerné. Cet ouvrage s’adresse aux éducateurs, entendu au sens large, qui y trouveront matière à étayer des pratiques, non exclusivement professionnelles, dans un monde moderne où les mutations imposent de repenser, au quotidien, les rituels qui nous permettent d’exister singulièrement et socialement.

Temps et rites de passage
par Govindama Yolande

Dans toutes les cultures, les rites se sont imposés pour nous aider à gérer nos comportements et nos croyances. Au fil du temps, l’évolution de nos sociétés à modifié ces rites, restés cependant ancrés dans notre inconscient et nos pratiques. Apprendre à les connaître en fonction des différentes cultures est plus que jamais nécessaire dans un monde pluriel où la violence fait partie de la vie quotidienne. Inhérente à l’humanité, cette violence qui se fond et se confond avec le sacré, se trouve médiatisée par les rites de passagfe. Présente dans le lien mère-enfant, en raison de l’ambivalence maternelle, elle peut conduire à des distorsions relationnelles risquant d’exposer l’enfant à des projections, maternelles et parentales, qui peuvent éventuellement conduire à des sévices. Un regard sur différentes cultures (chinoise, juive, maghrébine…) nous informe dans cet ouvrage sur l’importance que les rites revêtent dans la perception d’un environnement local et en particulier en situation de métissage et de migration.

Jeunesse à risque, rite et passage
par Denis Jeffrey, David Le Breton, Joseph Josy Lévy

Aller au bout de ses forces, vivre dans l’excès et défier la mort sont autant de métaphores pour nommer des conduites hautement risquées. Les accidents de la route, la violence contre soi-même, la toxicomanie, les conduites diverses d’excès dans le sport et dans les rapports sexuels, les fugues, les tentatives de suicide, l’anorexie, l’errance urbaine, atteignent à l’adolescence des pics statistiques significatifs. Pourquoi des individus, plus particulièrement des jeunes, sont-ils attirés par le risque ? Quel est le sens des conduites extrêmes ? Le dénominateur commun de ces conduites, souligne David Le Breton, consiste en un contact avec la mort, à travers une recherche intime de sens. Doit-on également associer les prises de risque à la perte des balises qui encadraient autrefois la vie sociale ? Peut-on supposer une portée initiatique à ces conduites, qui pourrait être envisagée, notamment, comme un rite de passage ?

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