2Pac: Me Against The World par Maxime DELCOURT

2Pac
par Maxime DELCOURT

Tupac Shakur est l’un des plus célèbres rappeurs américains dont le succès a largement contribué à l’explosion commerciale mondiale du rap dans les années 1990. Vingt ans après sa disparition à l’âge de vingt-cinq ans, le 13 septembre 1996, suite à une fusillade six jours plus tôt, il continue d’inspirer de nombreux rappeurs et de susciter tous les fantasmes par une œuvre, musicale et cinématographique, aussi foisonnante et politique que viscéralement attachée à la rue. Derrière les scandales qui ont jalonné son parcours et les multiples rumeurs qui planent au-dessus de sa mort ce livre vise à comprendre l’œuvre de 2Pac, sa conception, ses angles morts, sa plume méticuleuse, ses obsessions, ses perspectives ou les similitudes qu’elle entretient avec son évolution personnelle. De Harlem à Los Angeles, de Marin City à Atlanta et Baltimore, ces pages, soucieuses de recontextualiser les travaux du rappeur, abordent également de front la cruauté des gangs aux États-Unis, la guerre entre West-Coast et East-Coast, le militantisme de la famille Shakur, l’émergence du gangsta rap à la fin des années 1980 et l’aventure du label Death Row Records.

Le rap
par Christian Béthune

Contrairement à ce que l’on a pu prétendre, le rap n’a pas jailli tout armé des fins fonds du Bronx ou des ghettos noirs des années 1970. Dernier avatar d’une tradition afro-américaine séculaire, il en manifeste les aspects les plus intransigeants. Le rap, avec sa poésie contondante – faite de bruit et de fureur, de prédation sonore et de rimes percutantes, de franche rigolade et de vision tragique du monde -, met les pieds dans le plat. Dans ses outrances mêmes, la culture hip hop ouvre des perspectives créatrices à tout un pan d’une jeunesse mondiale qui refuse de se reconnaître dans le prêt-à-porter culturel. Tenter de cerner les éléments de cette “esthétique hors la loi”, en proposer quelques clés significatives tout en évitant de se rabattre sur l’explication fourre-tout des handicaps sociaux ; bref, s’efforcer de saisir le rap dans sa dimension esthétique, c’est-à-dire son apport original et créateur, tel est le propos de ce livre.

L.A.Byrinthe
par Randall Sullivan

Los Angeles 1997. L’inspecteur de la LAPD Russell Poole enquête sur une fusillade au gros calibre entre policiers en civil. Très vite, il découvre que l’officier abattu était lié à Death Row Records, le célèbre label gangsta rap de Marion “Suge ” Knight. Au fil de son enquête, Poole réalise alors qu’un nombre croissant d’officiers noirs travaille non seulement pour Death Row, mais sont aussi de mèche avec le redoutable gang des Bloods. Pire, l’inspecteur découvre que quelques-uns de ces ” gangsta flics ” pourraient bien être impliqués dans les meurtres non élucidés de deux monstres sacrés du rap de cette fin de siècle, Notorious B.I.G. et Tupac Shakur… Dans ce document brut de décoffrage aux allures de furieux polar, Randall Sullivan suit pas à pas l’enquête de l’inspecteur Russell Poole pour nous offrir une hallucinante plongée non seulement dans l’univers sanglant du gangsta rap californien, mais surtout dans les labyrinthes les plus obscurs d’une police de Los Angeles franchement corrompue.

Gangsta rap
par Pierre EVIL

Ce livre est l’histoire d’une fascination. Celle qui a progressivement saisi le monde à partir de la fin des 80’s et qui l’a vue transformer une poignée de post-adolescents issus des pires ghettos d’Amérique – Dr. Dre, Ice Cube, Snoop Dogg, 2Pac… – en superstars. Cette fascination l’auteur la connaît bien, lui qui n’était définitivement pas la cible première d’un rap débordant de billets verts, de calibres 9mm et de tangas rose fluo. Plus habitué aux bancs de l’ENA qu’aux Chevrolet Impala, Pierre Evil a pourtant été, comme des millions d’autres, happé par cet univers qui a imposé ses codes (musicaux, vestimentaires, langagiers) et ses poulains dans un rap en pleine explosion, créant l’opposition East Coast/West Coast qui alimente encore les fantasmes de plusieurs générations d’auditeurs.

Le prince
par Nicolas Machiavel

Machiavel restreint le champ de la réflexion politique à une seule question centrale : prendre le pouvoir (si on ne l’a pas) ou le conserver (si on l’a). Il ne s’agit donc plus de chercher en quoi consistent le ” bien commun ” ou la ” nature politique de l’homme “, comme le faisait Aristote. Voilà à ses yeux ce qu’est la chose politique. La collection ” Le Monde de la Philosophie ” rassemble les œuvres majeures des plus grandes figures de la philosophie, de Platon à Nietzsche.

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